BMW rappelle d’urgence plusieurs modèles de ses gammes 2er, 3er et 4er commercialisés en 2014 en raison d’un défaut potentiellement mortel sur les airbags. L’accumulateur du gonfleur des coussins gonflables de la tête pourrait ne pas fonctionner correctement lors d’un accident, compromettant gravement la sécurité des occupants. Les propriétaires peuvent consulter la fiche de rappel officielle publiée le 18 février par les autorités.
À retenir
- Un composant de l’airbag pourrait viellir prématurément et créer une fuite catastrophique
- En cas d’accident, l’airbag pourrait ne pas se déployer OU se transformer en arme
- Seulement les BMW des séries 2er, 3er et 4er fabriquées entre février et avril 2014
Quel produit est concerné ?
Le rappel vise les véhicules BMW des séries 2er, 3er et 4er classés comme voitures de tourisme. Selon les données officielles, les véhicules concernés ont été commercialisés entre le 12 février 2014 et le 23 avril 2014, soit une fenêtre de production relativement courte mais critique.
Cette période de fabrication précise suggère un problème survenu lors d’un lot de production spécifique. Les propriétaires de BMW de ces gammes achetées ou immatriculées durant cette période doivent vérifier si leur véhicule figure parmi les modèles rappelés. La marque bavaroise n’a pas encore communiqué le nombre exact de véhicules concernés en Europe, mais ce type de défaut touche généralement plusieurs milliers d’unités.
Pourquoi ce produit est-il rappelé ?
Le motif du rappel révèle une défaillance technique particulièrement préoccupante. L’accumulateur du gonfleur du coussin gonflable de la tête peut ne pas avoir été fabriqué conformément aux spécifications d’origine. Cette non-conformité entraîne un vieillissement prématuré du composant qui, avec le temps, pourrait provoquer une fuite.
Les conséquences de cette défaillance sont dramatiques. Si l’airbag était activé lors d’un accident, il ne se déploierait pas complètement — privant les occupants de leur protection principale contre les chocs latéraux et les impacts à la tête. Mais le problème ne s’arrête pas là.
D’après la DGCCRF, l’accumulateur défectueux peut également se détacher lors de l’activation de n’importe quel airbag du véhicule pendant un accident. Ce projectile métallique pourrait alors pénétrer dans l’habitacle ou être éjecté hors du véhicule, créant un danger mortel pour les passagers comme pour les piétons présents aux alentours du sinistre.
Ce type de défaut rappelle tristement l’affaire Takata, qui avait secoué l’industrie automobile mondiale il y a quelques années. Les airbags défectueux avaient causé plusieurs décès et blessures graves, transformant un équipement de sécurité en piège mortel.
Que faire si vous avez acheté ce produit ?
La fiche de rappel officielle ne précise malheureusement pas les démarches concrètes que doivent entreprendre les propriétaires concernés. Cette absence d’information est problématique pour un rappel de cette gravité.
Dans ce contexte d’urgence, les propriétaires de BMW des séries concernées doivent impérativement contacter leur concessionnaire BMW le plus proche pour vérifier si leur véhicule est concerné. Le numéro de châssis (VIN) permettra d’identifier précisément si le véhicule fait partie du lot défectueux.
En attendant cette vérification, la prudence recommande d’éviter de conduire le véhicule, particulièrement sur de longs trajets ou dans des conditions de circulation dense où le risque d’accident est plus élevé. Si l’utilisation du véhicule est indispensable, une conduite particulièrement prudente s’impose.
BMW devrait normalement prendre en charge gratuitement le remplacement des pièces défectueuses, conformément à ses obligations légales en matière de rappel de sécurité. Les propriétaires ne devraient pas avoir à supporter les frais de cette intervention, qui relève de la responsabilité du constructeur.
Face à la multiplication des rappels automobiles, prendre l’habitude de consulter régulièrement le site RappelConso devient un réflexe de sécurité essentiel. Conserver ses factures d’achat et documents d’immatriculation facilite également les démarches lorsqu’un rappel survient — même plusieurs années après l’acquisition du véhicule.