« Je pensais que c’était inoffensif » : ce jouet cache un vrai danger

Un jouet présenté comme ludique s’avère cacher un danger bien réel pour les plus jeunes. Le soft bullet launcher, pistolet à air comprimé en plastique blanc, bleu et noir, vendu en ligne notamment via AliExpress, fait l’objet d’un rappel officiel pour risque d’étouffement. La décision, publiée par la DGCCRF le 20 février 2026, alerte les consommateurs sur la page fiche de rappel officielle.

À retenir

  • Un jouet apparemment inoffensif cache un risque méconnu pour les enfants.
  • Des petites pièces peuvent se détacher et provoquer un étouffement.
  • Le rappel officiel invite à la vigilance et au retrait immédiat du produit.

Quel produit est concerné ?

Derrière son apparence colorée et ses accessoires variés, le jouet qui pose problème se présente sous la forme d’un pistolet jouet à air comprimé, principalement blanc, bleu et noir. On retrouve dans la boîte une paire de lunettes, une cible en carton, quatre obus et dix balles en mousse grise, chacune équipée d’une ventouse bleue. Aucun nom de marque n’est communiqué, ce qui complique l’identification rapide, mais le modèle spécifique est identifié par l’intitulé : soft bullet launcher, vendu notamment sur AliExpress sous l’identifiant 1005009914110938.

Ce type de jouet, sans marque clairement affichée, circule principalement sur les places de marché en ligne. Les lots concernés portent les mentions suivantes : 12000050561376082, 671-1. Le jouet vise la catégorie « bébés-enfants » et s’adresse en théorie à des enfants assez grands pour manipuler des objets à projectiles. Pourtant, aucun avertissement visible à destination des parents ne mettait en garde sur le danger précis qui a motivé ce rappel.

Bien que la fiche du rappel ne précise pas les dates exactes de commercialisation, il apparaît que ces articles ont été proposés à la vente jusqu’à la publication de l’alerte, et qu’ils pouvaient être disponibles ces derniers mois sur différents sites d’import.

Soft bullet launcher pistolet à air comprimé concerné par le rappel

Pourquoi ce produit est-il rappelé ?

Le motif du rappel ne laisse pas place au doute : la sécurité des enfants est en jeu. Selon RappelConso, les petites ventouses bleues fixées à l’extrémité des balles peuvent facilement se détacher. Pour un œil adulte, ce détail peut paraître anodin, mais dans les faits, ces petits éléments présentent un risque élevé d’étouffement lorsqu’ils se retrouvent dans la bouche d’un enfant.

Le risque majeur identifié est celui de l’obstruction des voies respiratoires. Si une ventouse est avalée, elle peut coincer la trachée et empêcher la respiration normale. Ces accidents touchent en priorité les enfants de moins de 3 à 6 ans, avides d’expérimenter le monde avec la bouche – une habitude naturelle à ces âges, qui explique la nécessité de règles strictes sur la taille minimale des éléments amovibles de jouets dans la réglementation européenne.

Les symptômes d’un étouffement varient : toux soudaine, impossibilité de parler, cyanose (teinte bleutée des lèvres ou du visage), incapacité à respirer. Si une obstruction n’est pas traitée immédiatement, elle peut entraîner des conséquences graves, voire irréversibles. Les services d’urgence belge rappellent souvent qu’une intervention rapide avec des gestes de premiers secours, comme la manœuvre de Heimlich chez l’enfant, s’avère déterminante – encore faut-il avoir identifié le risque à temps.

Un cas d’étouffement lié à un jouet, même sans conséquence dramatique, sème ensuite la peur chez les familles. Cela n’arrive pas qu’aux autres : un retour d’expérience d’un parent sur un forum belge en 2024 racontait sa stupeur de retrouver son enfant avec une ventouse coincée entre les dents, alors que personne ne surveillait le jeu de près. Cette vigilance, que beaucoup jugent superflue devant des objets étiquetés « enfant », reprend tout son sens avec ce genre de rappel.

Que faire si vous avez acheté ce produit ?

Le réflexe numéro un : retirer immédiatement ce jouet de l’usage des enfants, même s’il semble intact. Mieux vaut prévenir que risquer la moindre tentative d’ingestion. Pour le moment, aucune modalité précise de remboursement ou de retour n’est communiquée par la DGCCRF ni par les plateformes de vente. Les coordonnées destinées au service client, souvent affichées sur l’emballage ou sur le site d’achat initial, peuvent être utiles pour demander des précisions sur la marche à suivre.

À cette étape, la recommandation est claire : ne donnez pas ce jouet à un autre enfant et ne l’utilisez plus, même comme jeu d’extérieur sous surveillance. Signaler le problème au vendeur, archiver la preuve d’achat (facture ou capture d’écran), et consulter régulièrement la page officielle du rappel peuvent permettre une prise en charge en cas de décision ultérieure de compensation. Si un enfant venait à avaler une pièce, contactez d’urgence le 112 ou les secours belges, la rapidité d’action étant déterminante.

Les parents qui auraient des doutes sur d’autres jouets similaires acquis en ligne peuvent effectuer une recherche par photo ou par mots-clés sur la base RappelConso, qui centralise l’ensemble des alertes actualisées en temps réel.

Acheter un jouet en ligne, c’est accepter un surcroît de vigilance, surtout sans marque affichée ni contrôle préalable des normes européennes. Conserver un œil critique, vérifier régulièrement les alertes officielles et privilégier les canaux de distribution reconnus limitent grandement les risques pour les plus petits. La prudence, elle, ne passe jamais de mode.

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