Factures, impôts, contrats : les 5 erreurs qui coûtent cher en fin d’hiver — vérifiez-les avant mars pour éviter les mauvaises surprises

À l’approche du mois de mars, il est judicieux de passer en revue certains aspects financiers pour éviter des déconvenues. Voici cinq erreurs courantes liées aux factures, impôts et contrats qui peuvent coûter cher si elles ne sont pas corrigées à temps.

À retenir

  • Pourquoi la facturation électronique est devenue incontournable dès 2026.
  • Les erreurs fiscales qui peuvent coûter des millions en sanctions.
  • Les frais cachés à ne surtout pas négliger lors d’un achat immobilier.

1. Oublier la facturation électronique obligatoire

Depuis le 1er janvier 2026, la Belgique impose la facturation électronique pour toutes les transactions B2B. Cette obligation concerne tous les assujettis à la TVA, indépendamment de leur secteur d’activité. Les factures doivent être émises dans un format structuré conforme à la norme Peppol BIS. Un simple PDF envoyé par e-mail ne suffit plus. Ne pas se conformer à cette réglementation peut entraîner des sanctions et des retards de paiement.

2. Négliger les erreurs dans la déclaration fiscale

Chaque année, de nombreux contribuables commettent des erreurs dans leur déclaration d’impôts, qu’il s’agisse d’omissions ou d’informations incorrectes. Bien que le SPF Finances puisse faire preuve de clémence pour une première erreur, les récidives sont sévèrement sanctionnées. En 2025, l’État belge a récupéré 45 millions d’euros en sanctionnant des erreurs répétées ou frauduleuses dans les déclarations fiscales. Il est donc essentiel de vérifier minutieusement sa déclaration avant de la soumettre.

3. Omettre des informations essentielles sur les factures

Une facture incomplète ou incorrecte peut entraîner des retards de paiement, voire des litiges. Parmi les erreurs fréquentes figurent l’absence de numéro de facture unique, des informations incomplètes sur le client ou le fournisseur, ou encore des erreurs dans l’application de la TVA. Par exemple, en Belgique, les taux de TVA varient selon les biens et services : 21% pour le taux normal, 12% pour certains produits spécifiques, et 6% pour d’autres. Une mauvaise application de ces taux peut entraîner des redressements fiscaux.

4. Ignorer les délais de paiement et les dates d’échéance

Ne pas indiquer clairement la date d’échéance sur une facture peut retarder le paiement. En Belgique, le délai de paiement standard est généralement de 30 jours après la date de la facture, sauf mention contraire dans les conditions générales. Assurez-vous que cette date est bien spécifiée pour éviter des retards inutiles.

5. Sous-estimer les coûts annexes lors d’un achat immobilier

Lors de l’acquisition d’un bien immobilier, se concentrer uniquement sur le prix d’achat est une erreur courante. Les frais annexes, tels que les droits d’enregistrement, les honoraires de notaire et autres coûts, peuvent représenter entre 10% et 20% du prix du bien. Par exemple, pour un bien de 250 000 €, ces frais peuvent s’élever à 27 500 € ou plus. Ne pas les anticiper peut déséquilibrer votre budget.

En conclusion, une vigilance accrue sur ces points peut vous épargner des désagréments financiers en cette fin d’hiver. Prenez le temps de vérifier vos documents et de vous conformer aux réglementations en vigueur pour aborder le printemps sereinement.

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