J’arrosais mes légumes avec l’eau du robinet : la découverte qui m’a fait tout arrêter net

Arroser son potager avec l’eau du robinet est une pratique courante en Belgique. Cependant, des découvertes récentes sur la qualité de cette eau ont conduit de nombreux jardiniers à reconsidérer cette habitude.

À retenir

  • Plus d’un quart des eaux belges dépassent les normes de pesticides de certains pays voisins.
  • Des polluants éternels, les PFAS, sont présents dans l’eau potable et suscitent des inquiétudes.
  • Des alternatives simples existent pour protéger votre potager et votre santé.

Des contaminants préoccupants dans l’eau potable

En 2025, une enquête menée par la RTBF a révélé que plus de 27 % des zones de distribution d’eau en Wallonie et à Bruxelles présentaient des niveaux de résidus de pesticides supérieurs aux normes en vigueur en France et au Danemark. Ces substances, bien que présentes en quantités légales en Belgique, suscitent des inquiétudes quant à leur impact sur la santé humaine et l’environnement.

Par ailleurs, la présence de PFAS, surnommés « polluants éternels » en raison de leur persistance dans l’environnement, a été détectée dans plusieurs sources d’eau potable. Ces composés chimiques sont associés à divers problèmes de santé, notamment des troubles hormonaux et certains cancers. Face à cette situation, la Wallonie a anticipé l’application de normes plus strictes sur les PFAS, fixant une limite de 100 ng/l pour la somme de 20 molécules spécifiques, connues sous le nom de « PFAS-20 ».

Implications pour le potager

Utiliser une eau contenant des résidus de pesticides ou de PFAS pour arroser des légumes destinés à la consommation pose question. Bien que les concentrations respectent les normes belges, l’accumulation de ces substances dans le sol et leur absorption par les plantes pourraient, à terme, affecter la qualité des récoltes. De plus, certains légumes, comme les salades ou les épinards, sont particulièrement susceptibles d’absorber ces contaminants.

Des alternatives pour un arrosage sain

Face à ces préoccupations, plusieurs solutions s’offrent aux jardiniers soucieux de la qualité de leur potager :

  • Collecte des eaux de pluie : Installer des systèmes de récupération permet d’utiliser une eau naturellement exempte de nombreux contaminants présents dans l’eau du robinet.
  • Filtration domestique : Des dispositifs spécifiques peuvent réduire la présence de certains polluants. Toutefois, leur efficacité varie selon les technologies utilisées et nécessite un entretien régulier.
  • Analyses régulières : Faire tester l’eau utilisée pour l’arrosage permet de s’assurer de sa qualité et d’adapter les pratiques en conséquence.

Vers une prise de conscience collective

La qualité de l’eau potable est un enjeu majeur en Belgique. Les autorités ont déjà pris des mesures, comme l’investissement de 40 millions d’euros par le gouvernement wallon en 2025 pour sécuriser l’approvisionnement et améliorer la qualité de l’eau. Cependant, la vigilance reste de mise, tant pour les consommateurs que pour les jardiniers, afin de garantir la santé de tous et la préservation de l’environnement.

En somme, bien que l’eau du robinet en Belgique soit considérée comme potable, les récentes découvertes sur la présence de contaminants incitent à la prudence, notamment pour l’arrosage des potagers. Adopter des alternatives et rester informé sur la qualité de l’eau sont des démarches essentielles pour assurer des récoltes saines et savoureuses.

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