Les arnaques liées aux pensions de retraite se multiplient en 2026, exploitant les avancées technologiques pour cibler les retraités belges. Ces escroqueries sophistiquées visent à dérober des informations personnelles et financières, mettant en péril la sécurité des épargnes accumulées au fil des années.
À retenir
- Les escrocs utilisent l’intelligence artificielle pour cloner des voix et tromper les retraités.
- La montée des faux sites web et des campagnes de phishing met en danger les données personnelles.
- Les arnaques via messageries instantanées promettent de faux investissements hautement risqués.
Des faux sites web aux appels frauduleux : des méthodes diversifiées
Les escrocs utilisent des techniques variées pour tromper leurs victimes. L’une des méthodes courantes consiste à créer de faux sites web imitant ceux des institutions officielles. Par exemple, des sites frauduleux reproduisent fidèlement l’apparence de l’Assurance Retraite, induisant les utilisateurs en erreur et les incitant à fournir des informations sensibles.
Par ailleurs, des campagnes de phishing via SMS et appels téléphoniques se sont intensifiées. Les fraudeurs se font passer pour des représentants d’organismes de retraite, comme l’Agirc-Arrco, et sollicitent des données personnelles sous prétexte de mises à jour de dossier ou de régularisations de pension.
L’intelligence artificielle au service des escrocs
Les avancées en intelligence artificielle ont permis aux arnaqueurs de perfectionner leurs stratagèmes. Le « vishing », contraction de « voice » et « phishing », est une technique où les escrocs utilisent des logiciels pour cloner des voix. Ils se font passer pour des conseillers de caisses de retraite lors d’appels téléphoniques, rendant la supercherie difficile à détecter.
De plus, des publicités frauduleuses circulent sur les réseaux sociaux, imitant des articles de presse légitimes et promouvant de prétendues plateformes d’investissement soutenues par des personnalités publiques. Ces annonces redirigent vers des sites malveillants conçus pour dérober des fonds aux investisseurs imprudents.
Les arnaques via messageries instantanées en hausse
Les applications de messagerie, notamment WhatsApp, sont devenues des vecteurs privilégiés pour les arnaques à l’investissement. Les fraudeurs attirent leurs victimes en les invitant à rejoindre des groupes promettant des conseils financiers exclusifs et des rendements élevés. Une fois intégrés, les membres sont incités à investir dans des projets fictifs, entraînant des pertes financières conséquentes.
Comment se protéger contre ces arnaques ?
Face à la sophistication croissante de ces escroqueries, il est essentiel d’adopter des mesures de vigilance :
- Vérification des sources : Toujours s’assurer de l’authenticité des communications reçues. En cas de doute, contacter directement l’organisme concerné via ses canaux officiels.
- Prudence face aux offres trop alléchantes : Se méfier des promesses de rendements élevés ou de régularisations urgentes, souvent utilisées pour inciter à des actions précipitées.
- Protection des informations personnelles : Ne jamais divulguer de données sensibles par téléphone, email ou messagerie instantanée sans certitude de l’identité de l’interlocuteur.
- Utilisation de sites officiels : Accéder aux services en ligne des institutions de retraite uniquement via leurs sites web officiels et sécurisés.
En restant informé et vigilant, il est possible de déjouer ces tentatives d’escroquerie et de protéger ses droits à la retraite. Les autorités belges continuent de surveiller ces menaces et de sensibiliser la population aux risques associés.