Les vacances scolaires, censées être des périodes de détente, se transforment de plus en plus en sources de stress pour de nombreuses familles belges. En 2026, plusieurs facteurs contribuent à cette pression accrue, notamment les divergences entre les calendriers scolaires des différentes communautés et les défis liés à l’organisation des congés familiaux.
À retenir
- Pourquoi les calendriers scolaires différents amplifient la pression familiale.
- L’impact inattendu des congés parentaux sur l’organisation des vacances.
- Comment les coûts croissants des activités accentuent le stress financier.
Des calendriers scolaires désynchronisés
Depuis la réforme du rythme scolaire en 2022, la Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB) a adopté un système alternant sept semaines de cours et deux semaines de congés, réduisant ainsi les vacances d’été à sept semaines. En revanche, la Flandre a maintenu son calendrier traditionnel, avec des vacances d’été de neuf semaines et des congés intermédiaires plus courts. Cette divergence crée des décalages significatifs, compliquant l’organisation pour les familles dont les membres sont scolarisés dans des systèmes différents.
Par exemple, en 2026, les vacances de printemps en FWB sont prévues du 27 avril au 8 mai, tandis qu’en Flandre, elles se déroulent du 6 au 19 avril. De même, les vacances de détente (Carnaval) en FWB s’étendent du 16 au 27 février, alors qu’en Flandre, elles ont lieu du 16 au 22 février. Ces décalages rendent difficile la planification de vacances familiales communes et la coordination des activités extrascolaires.
Des congés parentaux inadaptés
Face à ces calendriers désynchronisés, les parents se retrouvent souvent contraints de prendre des congés pour s’occuper de leurs enfants. Cependant, les congés légaux ne suffisent pas toujours à couvrir l’ensemble des périodes de vacances scolaires. En 2025, le gouvernement a proposé la réforme dite du « sac à dos », visant à regrouper les différents congés familiaux (maternité, paternité, parental, crédits-temps) en un « sac à dos de congés » par enfant, à partager entre parents et grands-parents. Bien que cette réforme vise à faciliter la conciliation entre vie professionnelle et vie familiale, elle a été critiquée pour le poids supplémentaire qu’elle pourrait faire peser sur les femmes, souvent principales responsables de l’organisation familiale.
Des coûts de garde et d’activités en hausse
Outre les défis organisationnels, le coût des activités et des gardes pendant les vacances constitue une source majeure de stress. Une enquête menée en 2024 par la Ligue des familles a révélé que 41% des parents éprouvent des difficultés à payer les voyages scolaires, et plus de deux tiers d’entre eux demandent un plafonnement de ces coûts. Cette situation s’étend également aux stages et autres activités extrascolaires, dont les tarifs augmentent régulièrement, rendant l’accès à des options de qualité difficile pour de nombreuses familles.
Vers des solutions adaptées
Pour atténuer ce stress, plusieurs pistes peuvent être envisagées :
- Harmonisation des calendriers scolaires : Une concertation entre les différentes communautés pourrait permettre de réduire les décalages actuels, facilitant ainsi l’organisation familiale.
- Flexibilité accrue des congés parentaux : Adapter les congés familiaux aux réalités des calendriers scolaires aiderait les parents à mieux gérer les périodes de vacances.
- Plafonnement des coûts des activités : Mettre en place des mesures pour limiter les frais liés aux activités extrascolaires et aux gardes permettrait de réduire la pression financière sur les familles.
En somme, bien que les vacances scolaires soient censées être des moments de repos et de plaisir, elles deviennent souvent synonymes de stress pour les familles belges. Une réflexion approfondie et des actions concertées sont nécessaires pour alléger ce fardeau et permettre à chacun de profiter pleinement de ces périodes.