Le statut BIM (bénéficiaire de l’intervention majorée) dépend d’un plafond de revenus bruts imposables du ménage. Pour une demande introduite en 2026 sur base des revenus 2025, une personne isolée ne doit pas dépasser 28.054,93 €, avec 5.193,74 € de plus par personne supplémentaire dans le ménage.
Plus de 2,5 millions de Belges en bénéficient, selon la RTBF.
- Une personne isolée ne doit pas dépasser 28.054,93 € de revenus bruts imposables en 2025 pour obtenir le statut BIM en 2026
- Le statut BIM réduit les tickets modérateurs chez le médecin, le dentiste, le kiné et à l’hôpital
- Les moins de 25 ans avec dossier médical global n’ont plus de ticket modérateur chez le médecin généraliste
Deux calendriers, deux plafonds
Tout le monde n’est pas jugé sur la même période. Les personnes en incapacité de travail ou en chômage contrôlé depuis au moins trois mois, les familles monoparentales et les pensionnés sont évalués sur un mois de référence. Leur plafond est de 29.236,66 € depuis le 1er septembre 2026, majoré de 5.412,51 € par personne à charge. Certains sites affichent encore 28.662,69 €, le montant en vigueur depuis mars 2026 et désormais dépassé par l’indexation.
Prenons deux ménages. Un couple avec deux enfants, évalué sur l’année, peut aller jusqu’à 43.636,15 € (28.054,93 € + 3 × 5.193,74 €). Un ménage identique dont un adulte est invalide monte à 45.474,19 €, selon l’exemple publié par Partenamut. Dans les deux cas, c’est le revenu brut imposable du ménage qui compte, pas le net qui tombe sur le compte.
La mutualité prend en compte les ressources des personnes domiciliées à la même adresse. Les prestations familiales sont exclues du calcul.
Comment l’obtenir auprès de la mutualité
Certains profils n’ont aucun calcul à faire. Les bénéficiaires du revenu d’intégration sociale, de la GRAPA ou d’une allocation pour personnes handicapées, ainsi que les enfants avec une incapacité d’au moins 66 %, relèvent d’un octroi par catégorie. La mutualité le leur accorde sur cette base.
Pour tous les autres, la porte d’entrée est la déclaration sur l’honneur, à introduire auprès de sa mutualité. Elle ouvre une enquête sur les revenus du ménage, menée sur l’année civile précédente. Le chômage, l’incapacité de travail ou le droit passerelle depuis au moins trois mois changent la donne. Dans ce cas, la mutualité peut partir du revenu du mois précédent, multiplié par 12, et le plafond applicable est plus élevé.
La mutualité revérifie ensuite vos revenus une fois par an.
La raison est technique : le SPF Finances ne transmet pas les données fiscales en temps réel. Un droit accordé une année peut donc tomber l’année suivante si les revenus du ménage ont grimpé.
Ce que le statut change concrètement
Le ticket modérateur, la part qui reste à votre charge après l’assurance obligatoire, est plus bas chez le médecin, le dentiste et le kiné. Il l’est aussi à l’hôpital et pour certains médicaments. Le tiers payant social est obligatoire chez le généraliste : vous ne payez que le ticket modérateur. Le maximum à facturer social fixe le seuil à 548,55 € de tickets modérateurs pour 2026, après quoi la mutualité rembourse les suivants. Si le ménage MAF a gagné moins de 13.402,43 € net, ce seuil descend à 270,55 €.
Les moins de 25 ans bénéficient d’un avantage supplémentaire. Jusqu’à 24 ans inclus, il n’y a plus de ticket modérateur chez le médecin, à condition d’avoir un dossier médical global. Côté dentiste, un changement date du 1er juillet 2026. Les dentistes et orthodontistes, conventionnés ou non, ne peuvent plus facturer de suppléments d’honoraires aux patients BIM pour les soins remboursables, sauf matériaux ou techniques supplémentaires acceptés par le patient.
Le statut ouvre aussi des droits hors assurance maladie. On y trouve des réductions sur les transports en commun et, sous conditions, l’allocation de chauffage via le CPAS. Chaque mutualité y ajoute ses propres avantages. Partenamut, par exemple, intervient à hauteur de 0,75 € par heure d’aide familiale, jusqu’à 1.000 heures par an. La Mutualité chrétienne propose une intervention plus élevée pour un séjour en convalescence.
Le tiers payant ne protège pas des suppléments d’un prestataire non conventionné. Ceux-ci restent à votre charge et ne sont pas remboursés par la mutualité.
Sources : partenamut.be | rtbf.be | solidaris-wallonie.be